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Turkménistan et Ouzbékistan

- Contrastes -

Nous sommes rentré.e.s le 1er juillet au Turkménistan. Nous voilà donc parti.e.s pour 2 mois de découverte des pays en « Stan ». Nous commençons par le Turkménistan et l’Ouzbékistan. Et ce qui frappe en arrivant ici, ce sont les contrastes.

 

Contrastes, au sein-même de ces pays, lorsqu’il est question d’aménagement du territoire (déformation professionnelle !). Nous avons sillonnés, ébahi.e.s, les boulevards de la capitale turkmène, bordés d’immeubles en marbre et de statuts du dictateur en or, fait crissé les pneus de notre iveco sur l’impeccable bitume, avant d’attaquer une des rares routes ralliant Achgabat aux autres villes du pays d’un état déplorable ! Ici, on ne parle pas de nid de poule mais bien de nid d’autruche tellement les trous dans le bitume sont imposants !

Autre contraste saisissant en Ouzbékistan, où les routes principales du pays nous ont données du fil à retordre alors que le TGV que nous avons pris entre Samarcande et Boukhara, dernier cri, aurait fait pleurer de jalousie la SNCF !

 

Contraste temporel, ensuite, lorsque nous avons visité des villes de la Soie jadis florissante, comme Kounia-Ourgentch au Turkménistan, qui aujourd’hui ne gardent que quelques vestiges pour témoigner de ce faste passé.

 

Enfin, nous avons été stupéfaits par les contrastes de Nature. Il n’y a qu’à jeter un œil aux vues satellite de ces deux pays pour se rendre compte qu’ils sont recouverts aux trois-quarts de désert. Et pourtant, dans chaque ville et village, se développe une végétation qui frôle celle des tropiques !

Telle une opération d’urgence, ici on saigne l’Amou-Daria, ce grand fleuve qui prend sa source au Tadjikistan et qui se jette dans la mer d’Aral, pour arroser à outrance les ronds-points de Samarcande. Cet usage excessif de l’eau, qu’illustre la culture intensive du coton dans le désert, imposée par le régime communiste et qui perdure encore aujourd’hui, est la raison de l’assèchement de la mer d’Aral, considérée comme une des plus grandes catastrophes écologiques de notre temps.

 

Ce triste constat nous amène à prendre conscience de la chance que nous avons en France de disposer aussi facilement d’une ressource si vitale. Pourtant, rien n’est simple. Lorsque l’on ouvre le robinet, on a tendance à oublier que cette eau a subi tant de transformations depuis sa source jusqu’à notre évier et qu’elle en subira tout autant à la sortie !

 

L’eau, cette ressource précieuse ! Ce fut d’ailleurs un des points abordés dans notre première vidéo ! Si vous ne l’avez pas encore vu, cliquez donc sur ce lien : https://www.youtube.com/watch?v=O6P9OHHYitI&t=5s !

 

Un autre contraste nous attend pour la fin du mois de juillet et août. Nous quittons deux mois de désert pour rejoindre les montagnes du Tadjikistan et du Kirghizstan !