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Inde de l'Est et du Sud

- Byriani, Chapati et autres folies ! -

Pour voyager en Inde en véhicule aménagé, il faut avoir un brin de folie.

 

D’abord car la conduite ici n’est pas chose facile. Slalomer entre les tuktuks endiablés, les camions effrénés et les vaches sacrées nécessitent de se concentrer et de parfois oublier nos propres codes (code de la route mais pas que…).

 

Les premières nuits en Inde, nous avons tenté de dormir dans le camion en nature, comme nous le faisions depuis 8 mois maintenant. Grands fous que nous sommes !
Car c’est un peu vite oublier qu’avec près de 2000 habitants au km2 dans les régions les plus denses que nous avons traversées, l’Inde vit jour et nuit ! Et elle bouscule l’étranger et l’étrangère par sa promiscuité, sa curiosité et, ce que l’on pourrait penser de notre point de vue occidental, son manque de respect.
Impossible de dormir paisiblement car à toute heure de la nuit des gens toquent ou essayent d’ouvrir les portières, juste pour voir de quoi il s’agit.

 

Il faut ensuite être traversé.e de folie pour vouloir envoyer son camion au Japon depuis le port de Chennai. Si ce n’est déjà pas chose facile d’envoyer un véhicule personnel par bateau à l’étranger, ça l’est encore moins en Inde. Après quelques 53 échanges de mails, 5 devis obtenus, un cumul de 110 textos et 24 appels téléphoniques, 3 réunions, 2 allers-retours au port à 35 km de Chennai, la soudure d’une cloison dans le van et quelques sueurs froides plus tard, notre fidèle Iveco se fraiera finalement une place entre les Mercedes flambant neuves d’un immense cargo commercial, destination le Japon.

 

Mais rassurez-vous ! La folie n’a pas été notre seul moteur dans ce périple indien ! Non, dans ce chaos ordonné qu’est l’Inde, les rencontres ont été spontanées, franches et belles et nous ont poussées à davantage explorer ce pays. Que dis-je, CES pays !
Car l’Inde est un sari coloré fait de mille tissus rapiécés.
Les cultures et paysages changent d’un Etat à l’autre, à tel point que certain.e.s se parlent en anglais pour se comprendre tellement les différences vont jusqu’au langage !

 

Sur la côte est, peu fréquentée des touristes, nous sommes tombé.e.s sous le charme des temples de Bubaneshwar que les habitants d’Odisha nous présentaient avec fierté. Puis, les pêcheurs de l’Andhra Pradesh nous ont offert du poisson lorsque l’on s’approchait de leur barque en kayak. Nous avons aussi surfé avec les Tamouls. Enfin, nous avons échangé des sourires avec les ramasseuses de thé dans les plantations du Kerala et exploré les sites mythiques d’Hampi avec d’autres voyageurs de tous horizons dans le Karnataka.

 

Rencontres humaines fortes donc, mais pas seulement. L’Inde recèle une nature exceptionnelle et préservée, et nous garderons un souvenir impérissable de nos rencontres sauvages. Oiseaux multicolores dont le majestueux grand calao indien, macaques à queue de lion et autres singes endémiques, dauphins de l’Irrawaddy, éléphants d’Asie sauvages et tout un tas de reptiles à motifs nous ont comblé.e.s !

 

Un byriani accompagné d’un chapati, plat répandu en Inde, que nous dégustons dans notre dernier train de nuit avant de nous envoler pour le Japon, et c’est avec un brin de folie que nous regrettons déjà nos 2 intenses mois passés en Inde !